COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 18 mai 1944 le régime totalitaire soviétique a pris la décision d’éffectuer la déportation en masse de plus de 200 mille nos compatriotes depuis la Crimée et de les envoyer dans des régions lointaines de l’Asie Centrale, de la Sibérie et de l’Oural.
L’expulsion massive a été une manifestation la plus odieuse et criminelle de la politique nationale réalisée par le régime stalinien pendant la Deuxième guerre mondiale. La péninsule de Crimée a été l’une des régions qui a souffert le plus du déplacement forcé des peuples en raison de leur appartenance nationale.
Cette tragédie a privé les personnes déportées de leurs droits politiques, économiques et culturels et a coupé leurs racines nationales.
A cette époque-là des tatars de Crimée, des arméniens, des bulgares, des grecs, des allemands dont la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées ont connu un triste sort et de grands maux. Ils ont été jetés dans des camps atroces, ils sont devenus des victimes des représailles, de la malnutrition et des exterminations. La détention des personnes déportées dans des lieux de déplacement a duré jusqu’à la fin des années quatre-vingt du siècle précédent. Toute tentative de rentrer dans sa Patrie en Crimée était poursuivie, les gens étaient arrêtés et privés de liberté.
Le 14 novembre 1989 le Conseil Suprême (le Parlement) de l’URSS a adopté la déclaration sur „La reconnaissance du caractère illicite et criminel des représailles à l’encontre des peuples ayant subi le déplacement forcé, et la garantie de leurs droits”. Le 7 mars 1991 il a adopté le décret sur „L'annulation des actes législatifs en raison de la déclaration du Conseil Suprême de l'URSS du 14 mai 1989”.
Malgré des difficultés et des problèmes, l'Etat ukrainien qui s’est trouvé face à face aux conséquences de cette tragédie, n’a jamais refusé de reconnaître les actes issus de l’ancienne URSS sur le renouvellement des droits des personnes déplacées. Depuis la proclamation de son indépendance, l’Ukraine a assumé toute la responsabilité de la vie de ses citoyens, y compris ceux qui ont quitté leurs lieux de déportation pour rentrer sur son territoire.
L’indépendance ukrainienne a crée de nouvelles conditions aussi bien pour l’existence de l’Etat en général que pour certaines de ses régions, notamment la péninsule de Crimée.
Il est à noter que l’Ukraine a soutenu une série de documents de l’ONU, du Conseil de l’Europe, de l’OSCE et de la CEI sur la protection des droits des minorités nationales et des droits de l’homme. Ainsi, cela est reflété dans la Constitution de l'Ukraine, ses lois et d'autres actes législatifs.
La création du Conseil des représentants du peuple tatar de Crimée auprès du Président ukrainien en mai 1999 a joué un rôle clé dans la formation des bases législatives et politiques pour l’intégration des tatars de Crimée au sein de la société ukrainienne.
Il est à noter qu’une partie des questions juridiques, sociales et culturelles concernant l'adaptation et l'intégration des anciens déportés au sein de la société ukrainienne se résolvent progressivement. Il s’agit de l’obtention de la citoyenneté par des déportés, l'accès à la formation, la renaissance de la langue, de la culture etc. L’Etat a également résolu des questions sur le financement des programmes publics portant sur l’installation et l’aménagement des déportés.
A partir de 1991 dans le budget d’Etat sont prévues les dépenses pour l'installation des rapatriés. Elles sont destinées principalement à la construction du logement, des communications, des établissements culturels et sociaux.
Selon les données des services publics la République Autonome de Crimée compte actuellement 253,954 des personnes déportées dont 249,714 des tatars de Crimée, 4,240 des personnes d’autres nationalités (740 arméniens, 980 bulgares, 1800 grecs, 720 allemands).
Aujourd'hui en Crimée ils ont formé quelque 300 massifs compacts d’habitation des personnes déportées.
Il est à mentionner qu’il reste une série de questions non résolues en particulier les problèmes de logement, la création des infrastructures et l’absence des instruments législatifs du processus de rapatriement.
L’Etat ukrainien résout dans la mesure de ses ressources financières et d’une façon conséquente des problèmes des personnes déportées en raison de leur appartenance nationale afin d’assurer dignement leurs conditions de vie, de renaître et développer la formation, la culture et de garder leurs traditions nationales.
Le processus d’installation, d’aménagement, d’adaptation et d’intégration des rapatriés au sein de la société ukrainienne soulève une série de questions différentes et exige de nouvelles approches qui seraient liées d’une manière organique aux changements s’opérant dans tous les domaines de la vie d’Etat. La résolution des problèmes actuels, la compréhension de toute l’importance et difficulté de ce processus, la coopération fructueuse entre toutes les branches du pouvoir, la formation et la mise en œuvre des approches sont une garantie du développement harmonieux de la société ukrainienne.